Prévoir une plongée de nuit |
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Par Cédric Verdier
Alien, Abyss, Léviathan, Sphère et tant d'autres monstres issus de l'imaginaire collectif et de la magie hollywoodienne. Toutes ces peurs ancestrales ne demandent qu'à revenir et à hanter notre esprit lorsque la nuit tombe. Alors pourquoi cet attrait pour la plongée de nuit alors même que l'on connaît ce stress lié à l'obscurité ?
(Paru dans Apnéa)
La plongée de nuit est en réalité l'une des activités de plongée les plus fascinantes et les plus appréciées. Pas un centre de plongée qui ne propose sa plongée de nuit hebdomadaire afin de faire découvrir aux néophytes en la matière, l'attrait du monde nocturne et de redécouvrir ainsi un site de plongée maintes fois exploré durant la journée.
Mais profiter de ce monde merveilleux impose quelques règles à respecter afin de palier aux inconvénients que génère cette obscurité nouvelle. Cela demande une organisation matérielle renforcée, un grand soin apporté aux mesures de sécurité supplémentaires et une planification de plongée un tant soit peu plus pointilleuse et adaptée.
1. L'organisation matérielle :
Lampe et signalisation.
Lorsque l'on parle d'obscurité, on pense instinctivement aux lampes. Cet équipement, accessoire mais souvent utile en plongée de jour, devient tout à coup indispensable en plongée de nuit. Car c'est non seulement un facteur de confort, celui de pouvoir voir ce qui nous environne, mais aussi un élément de sécurité important. On sait ainsi où se trouve chaque plongeur d'un groupe, où se trouve le fond et quelle est sa nature, ses obstacles éventuels. On contrôle les paramètres de plongées que l'on peut lire sur ses instruments et l'on peut communiquer par signe avec les autres plongeurs.
Il est donc important que chaque plongeur se munisse d'une lampe principale. Cette lampe doit être suffisamment puissante pour éclairer ce qui l'entoure. Elle ne doit cependant pas être trop forte, car on a alors des problèmes d'encombrement et d'autonomie. L'essentiel c'est d'avoir une bonne lampe, à pile ou rechargeable selon ses moyens, et suffisamment robuste pour ne pas tomber en panne ou s'inonder durant la plongée. Un bon conseil : vérifiez bien l'état des piles ou des accus avant la plongée et faites bien attention au joint torique qui assure l'étanchéité de la lampe. Rien ne sert de trop le graisser alors qu'une fine pellicule de silicone suffit.
Autre accessoire fort utile, une petite lampe de secours. Rien n'étant infaillible sur cette Terre, il est connu que les lampes ne tombent en panne que lorsqu'elles sont allumées et se remplissent d'eau que lorsqu'elles sont immergées. Partant de ce constat bien amer, l'idéal est de ne pas se retrouver dans l'obscurité complète, de ne pas être perdu par le reste des plongeurs, de pouvoir communiquer avec eux et bien sûr de pouvoir lire ses instruments. La solution : une petite lampe de secours, de type Lampe-stylo, que l'on glisse dans la poche de son gilet et que l'on utilise uniquement en cas de problème. L'encombrement est réduit et la sécurité maximale. Là encore, l'état des piles ou des accus est primordial car comme toujours, rien ne marche quand on en a besoin…
Instruments.
Chaque plongeur habitué aux plongées de nuit rêve en secret d'avoir des instruments réellement luminescent, en particulier son profondimètre. En effet le jour on peut estimer à vue la distance qui nous sépare de la surface, sans avoir à regarder son profondimètre constamment. C'est un exercice bien plus difficile en plongée de nuit. Et la lampe n'est pas toujours des plus efficaces pour lire ses instruments. Comment en effet éclairer son profondimètre ou son ordinateur à la remontée alors que l'on est censé contrôler sa vitesse de remontée en purgeant son gilet ?
Il y a également la solution proposée par certaines consoles qui sont équipées d'un système de fixation pour des petits bâtonnets chimiques. On les active en début de plongée et les instruments sont facilement localisables et lisibles durant toute l'immersion. Si votre console ne permet pas ce genre d'adaptation, c'est quelque chose de facilement bricolable.
Un instrument injustement méconnu et pourtant quasi indispensable en plongée de nuit, c'est le compas. Ce mal aimé, peu enseigné et sous-utilisé, peut pourtant vous tirer de pas mal de situations délicates. Durant la journée, tout va bien. L'orientation grâce à des repères naturels vous permet de vous retrouver au fond et de revenir sans difficultés particulières au bateau ou au rivage, dans la mesure où la visibilité est correcte.
En plongée de nuit, c'est une autre histoire. Là où le jour vous distinguiez un rocher aux formes très caractéristiques, il n'y a plus qu'obscurité. Et tout finit par se ressembler dans le noir qui entoure le halo de votre lampe. Le compas devient subitement votre meilleur compagnon, qui vous dirige sans hésitation vers une direction et vous ramène ensuite dans la direction inverse.
Alors apprenez à vous en servir durant la journée afin qu'il vous serve durant la nuit.
Et un dernier conseil : là aussi vérifiez bien que votre compas est luminescent. Pour l'utiliser efficacement, éclairez-le un instant avec votre lampe et lisez-le une fois votre lampe écartée. La masse métallique des piles peut facilement faire dévier son aiguille si la lampe est trop proche.
Signalisation surface
Lorsque l'on plonge d'un bateau, on apprécie de pouvoir facilement le retrouver une fois retourné en surface. A distance, un bateau peu éclairé se distingue mal au milieu des lumières de la côte. Pensez donc à prévoir un éclairage suffisant, en évitant cependant de le diriger dans les yeux des plongeurs.
Si vous plongez du rivage, une ou plusieurs lampes de couleurs caractéristiques peuvent vous servir à retrouver votre point de sortie. Si le passage est délicat, vous pouvez très bien réaliser à alignement à suivre depuis le large. Alignez pour cela deux lampes avec la direction à suivre, en séparant ces deux lampes de quelques mètres et en les plaçant à des hauteurs différentes. Plus les deux lampes sont puissantes, facilement repérables, et espacées, et plus l'alignement sera facile à suivre au retour. Une personne sur la plage pourra être chargée de surveiller que les dites lampes fonctionnent en permanence.
Mais la signalisation en surface, c'est aussi pouvoir repérer les plongeurs en surface en cas d'urgence. La lampe est bien sûr le moyen idéal, mais elle n'est plus toujours là en cas de panique, de rupture de la dragonne, voire même de sauvetage. Tant qu'au sifflet, il est inutile de nuit, tout juste bon à attirer l'attention sans permettre de savoir réellement où est le plongeur. Et le bâtonnet chimique agité en l'air à 100 mètres de là fait bien piètre figure. Alors il reste la possibilité d'avoir également sur soi une petite fusée dans un étui étanche, certains modèles faisant fumigène pour le jour et fusée de détresse pour la nuit.
Boissons chaudes
La plongée de nuit, c'est par définition des conditions de température en surface moins chaudes que la journée. La partie la plus délicate, c'est bien sûr après la plongée, lorsque l'on remonte les yeux encore tout éblouis de visions sous-marines et le corps qui commence à se recroqueviller sous l'action d'une légère brise nocturne. Le cheveu est mouillé, l'otite guette alors même que l'on s'attarde à discuter de ce poulpe si affectueux et si peu farouche. Alors quitte à parler d'organisation matérielle, autant finir par l'indispensable : les vêtements secs et les boissons chaudes. C'est l'une des récompenses de la plongée de nuit que de se glisser dans un pull-over douillet, la tête à l'abri d'un bonnet de laine (rouge de préférence) et l'estomac ragaillardi par un chocolat chaud réparateur.
2. Les mesures de sécurité
La clé de la sécurité en plongée de nuit, c'est la signalisation. Gênés par l'obstacle de l'obscurité, les plongeurs amateurs d'immersions nocturnes doivent compenser ce qui leur manque par rapport à la plongée de jour : la vue.
La nuit, il est bien plus difficile de repérer le détendeur de secours de son équipier lorsque l'on tombe en panne d'air. Il est aussi plus difficile de ne pas se perdre et de rester avec les plongeurs qui nous accompagnent.
Le jour de l'invention des bâtonnets chimiques, type Cyalume, devrait être fêté par tous les férus de la plongée de nuit. Grâce à ces petits accessoires lumineux de différentes couleurs et de différentes tailles, on peut tout repérer. Un détendeur, une console d'instruments, un cordage, le mouillage du bateau, une barre de palier, une bouteille de secours, etc.
Ces petits bâtonnets magiques, autrefois jetables et maintenant à piles pour certains, peuvent même servir à indiquer à quel groupe de plongeurs on appartient. Une palanquée portant des bâtonnets verts et l'autre des roses.
Autre merveille de la technologie moderne, la lampe à éclat qui permet de baliser le dessous du bateau, une bouée que l'on traîne en surface, un plongeur en difficulté qui serait remonté.
On ne l'utilise pas durant la plongée, car au bout de quelques minutes, ces éclats deviennent aussi pénibles que les stroboscopes en boite de nuit et font fuir les poissons éveillés. Mais c'est un excellent moyen d'être repéré depuis le bateau par exemple. Un plongeur peut traîner une bouée en surface sous laquelle est fixé une lampe à éclats, ce qui est bien plus visible depuis le bateau que la simple lueur des lampes au fond, orientées tantôt vers le fond, tantôt dans une cavité
Enfin une règle à suivre impérativement en plongée de nuit, celle de toujours prévenir une personne à terre des horaires et du lieu de la plongée. En cas de problèmes, une petite embarcation ou un groupe de plongeurs en mer est toujours moins repérable de nuit que de jour, et il est préférable pour les secours, de savoir à peu près où il se trouve..
3. Planification de plongée :
Planifier une plongée, c'est en prévoir à l'avance les différentes étapes, en fonction des circonstances qui devraient être rencontrées. En plongée de nuit, un certain nombre de constantes permettent de se préparer afin de profiter pleinement de l'activité.
Choix du site
Choisir un site adéquat pour une plongée de nuit, c'est déjà solutionner la plupart des problèmes. La profondeur doit en être limitée . Tout est bien sûr question de brevets et d'expérience mais on évitera, dans la mesure du possible, de descendre en-dessous de 20 mètres même avec des plongeurs expérimentés.
Le profil de plongée devra éviter tout palier de décompression, si ce n'est le palier de sécurité. Dans l'obscurité, les paliers sont plus délicats à tenir qu'en plein jour, principalement au niveau de la profondeur. Ce n'est donc pas une bonne idée que de prévoir un profil de plongée qui en imposerait.
Les conditions météo doivent être excellentes, avec une mer calme et pas de courant. Difficile en effet de récupérer en pleine nuit des plongeurs qui ont dérivé ou qui ont des difficultés dans une belle houle.
Les groupes de plongeurs seront limités en taille, car dans l'obscurité, il est difficile de garder efficacement le contact au sein d'une palanquée de plus de trois plongeurs.
Les plongeurs qui participent à une plongée de nuit sont sujets à un niveau de stress souvent plus élèves que leurs collègues diurnes. Il faudra donc ne réserver ce type d'activité qu'à des gens calmes et ayant suffisamment d'expérience pour aborder la plongée de nuit en toute sérénité.
Pour diminuer le stress et faciliter l'orientation, l'idéal est de retourner sur un site déjà exploré dans la journée, une ou plusieurs fois ou au-moins d'avoir un briefing détaillé du capitaine du bateau.
Le sondeur et la connaissance des sites de plongée permettent de d'être sûr de la profondeur du site car avec une visibilité réduite durant la descente, le choc avec le fond peut être brutal et surprenant si l'on ne connaît pas à l'avance la profondeur.
Enfin il faut être conscient du fait qu'il est très difficile de rester en binôme ou en groupe en plongée de nuit, surtout en pleine eau. Cela prouve l'utilité d'un mouillage ou d'un pendeur pour pouvoir descendre ou remonter en groupe sans se perdre et en contrôlant correctement les paramètres de la plongée.
L'équipement.
Le pont des bateaux de plongée n'étant pas toujours bien éclairés, il est essentiel de veiller à ses petites affaires. Chaque chose à sa place. Veillez à ne rien sortir de votre sac que vous n'ayez immédiatement besoin car en plongée de nuit, les équipements dispersés sont des équipements difficiles à retrouver, voire sujets à la chute dans l'eau au moindre mouvement d'un plongeur. De jour, un objet qui tombe dans l'eau se retrouve. De nuit, c'est beaucoup plus incertain. Faites donc attention à l'endroit où vous mettez votre équipement de plongée, ainsi que vous affaires sèches si vous désirez qu'elles le restent.
Quant à votre équipement de plongée en lui-même, évitez le superflu la nuit. Soit vous risquez de le perdre, soit il vous gênera durant la plongée. Evitez par exemple de prévoir de faire des photos sous-marines lors de vos premières plongées de nuit. Vous aurez déjà fort à faire avec votre lampe à la main pour qu'un appareil ne vienne pas en plus vous gêner.
Pensez à ranger vos accessoires dans les poches de votre gilet plutôt que de les accrocher aux anneaux. Cela évitera les emmêlements difficiles à solutionner dans l'obscurité.
Le Briefing
Un briefing systématique avant la mise à l'eau permet de s'assurer de son bon déroulement ultérieur.
On y aborde les signes de communication propres à la plongée de nuit. On attire d'abord, par des petits mouvements de lampes, l'attention du plongeur avec qui l'on souhaite communiquer. Puis le principe est de montrer avec la lampe la main qui fait des signes. Eventuellement on peut utiliser certains signes spécifiques à la plongée de nuit, tels que " Okay " (grand cercle lent effectué avec la lampe) ou " Ca ne va pas " (mouvements rapides et verticaux de la lampe). Mais ce sont surtout des signes prévus pour être utilisés en surface, en direction du bateau ou du rivage. Sous l'eau, il est souvent plus facile, lorsqu'on est proche d'un plongeur, effectuer le signe d'une main, en l'éclairant de l'autre. Mais attention : il s'agit d'éclairer sa main et non les yeux des autres plongeurs, à moins que l'on ne souhaite aveugler temporairement tout un groupe.
On y aborde également quelques consignes à respecter. Par exemple, en règle générale et pour éviter toute mauvaise manipulation, une lampe s'allume avant la mise à l'eau et ne s'éteint qu'une fois sorti de l'eau. Cela évite les pertes définitives et les utilisations abusives de l'interrupteur qui est parfois un point de faiblesse de la lampe. Si l'on souhaite être momentanément dans l'obscurité, par exemple pour contempler la luminescence du plancton ou voir les lueurs des autres lampes, il suffit simplement de plaquer le verre de la lampe contre sa combinaison. Le résultat est le même, sans les inconvénients.
En plongée de nuit, le contrôle de la flottabilité est primordial car il permet d'éviter de se cogner partout et de descendre dans l'inconnu. A cause de l'absence de repères de profondeur, les instruments doivent donc être contrôlés régulièrement durant la plongée.
Attention enfin à la faune et la flore. La prudence conseille de ne pas toucher surtout si on ne voit pas ce que l'on touche. De nuit, il est parfois difficile de reconnaître une créature que l'on pense avoir identifié. Et puis il n'y a pas de raisons de déranger des poissons qui dorment. Et le poisson perroquet, moelleusement couché dans son enveloppe de mucus, est bien de cet avis.
La mise à l'eau.
La mise à l'eau de nuit s'effectue toujours lampe allumée. Ainsi en cas de perte de votre lampe après rupture ou mauvaise fixation de la dragonne, elle sera plus facile à retrouver. Et mieux vaux tenir votre lampe à la main plutôt qu'elle ne vienne vous heurter la tête si elle est fixée au gilet.
Attention aux mises à l'eau brutales, telles que saut droit ou bascule arrière, car un équipement perdu l'est souvent définitivement en plongée de nuit.
Mais s'équiper dans l'eau peut aussi poser des problèmes, en particulier s'il y a du courant. La mise à l'eau équipé, à l'échelle est une solution envisageable pour éviter tout problème. Chacun descend à son tour et se tient par exemple à un cordage flottant en surface, en attendant que tout le monde soit à l'eau et puisse descendre groupé.
La sortie de l'eau.
Une fois le temps de plongée prévu écoulé, chaque plongeur se prépare à la remontée. Regroupement, vérification des instruments et des paramètres de plongée, signes de communication afin de s'assurer que tous ont compris qu'il fallait remonter. Puis c'est la remontée à vitesse d'autant plus lente qu'elle est plus difficile à contrôler précisément dans l'obscurité. Chacun doit faire attention de rester avec les autres et de ne pas s'écarter du groupe. Et bien sûr, coups de lampe régulier vers la surface afin de s'assurer que rien n'est au-dessus et ne risque de gêner la remontée.
Le temps d'effectuer un palier de sécurité, et c'est le retour en surface puis la nage, groupé vers le bateau ou le rivage. Après une plongée de nuit, on a souvent tendance à parler en arrivant en surface. Mais le son porte loin en mer et des cris de joie ont parfois été interprété comme des cris de détresse par un bateau à plusieurs dizaines de mètres de là.
Puis c'est la remontée à bord et le déséquipement. Les mêmes critères de calme et d'organisation du matériel sont valables pour les phases d'équipement et de déséquipement, à la différence près que, le froid aidant, on se déséquipe souvent beaucoup plus vite qu'on ne s'était équipé.
La plongée de nuit est une aventure que tout plongeur est amené à expérimenter dans sa pratique de l'activité. Pour ceux qui l'apprécient, les plaisirs procurés peuvent sans conteste valoir les quelques petits désagréments liés à l'obscurité, au stress et à la température ambiante. Dans tous les cas, respectez les quelques conseils et précautions simples afin qu'une plongée de nuit ne devienne pas une plongée d'ennuis.
Témoignage Philippe C. Moniteur de plongée.
Un jour j'ai eu à gérer une panne d'air en plongée de nuit. Pas facile à gérer. On était à 22 mètres depuis un petit bout de temps. A cette époque là, je n'étais pas moniteur et n'avais pas de détendeur de secours. Un membre du groupe, Niveau 1, m'a indiqué qu'il passait sur réserve. J'étais le seul à avoir une lampe. Avec un manomètre, j'aurai pu savoir ce qui lui restait dans son stock d'air mais là avec la réserve et de surcroît de nuit, c'était plus difficile. Après m'avoir fait signe, j'ai décidé d'interrompre la plongée et de remonter tranquillement. Mais deux minutes après, il m'a fait signe qu'il n'avait plus d'air. Le stress est vite monté, du fait de la panne d'air mais aussi de la plongée de nuit.
On a commencé à respirer à deux sur un seul détendeur, tout en essayant de faire signe aux autres plongeurs du groupe qui ne savaient pas ce qui se passait. Et tout à coup le plongeur en panne d'air a paniqué et a entamé une remontée en flèche. J'ai essayé de le rattraper, tout comme l'un des autres plongeurs qui a essayé lui aussi de lui donner de l'air. Nous sommes tous remontés en grappe, bien sûr sans respecter un palier de sécurité. Arrivés en surface, signe de détresse avec la lampe et redescente avec une bouteille fournie par le bateau, pour refaire des paliers fort utiles.
Une petite frayeur pour moi et une grosse pour le plongeur. J'ai ensuite analysé tout cela afin de connaître les erreurs commises, en l'occurrence la profondeur, le manque de matériel de sécurité, les procédures à respecter. Le lendemain le plongeur en panne d'air est revenu me remercier de l'avoir aidé. Je pense malgré tout que la planification et le matériel sont étroitement liés à une plongée de nuit réussie.