L'enfer au paradis |
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Par Cédric Verdier
Et dire que vous trouviez ce séjour idyllique ! Le voyage s'était bien déroulé, l'hôtel était propre et accueillant, les repas gargantuesques et les sites de plongée inoubliables. Mais tout disparaît lorsque un problème médical survient. Le médecin le plus proche est en déplacement sur une île voisine, le dispensaire médical, bien que plein de bonne volonté, brille par son manque de moyens et de médicaments et l'évacuation vers l'hôpital de la capitale s'avère difficile, secoué dans un Speed Boat ou un taxi survolté malgré l'âge.
Et une fois à destination, le pire est encore à craindre, car si les moyens et le personnel sont bien là, tout cela est très demandé et coûte cher. Car dans beaucoup de pays tropicaux et touristiques, le système de couverture sociale est bien différent de ce qui se passe en France. Inutile d'essayer de présenter un numéro de Sécurité Sociale, car le seul intéressant est celui de votre carte VISA !
Et oui, dans de nombreux pays, il faut payer avant d'être soigné correctement. Car sinon on vous accepte, mais pour vous garder en salle d'observation, sans vous faire bénéficier d'un traitement adapté. Et c'est encore plus vrai pour un traitement en caisson hyperbare, suite à un accident de plongée. Tout cela coûte extrêmement cher et le paiement sera exigé dès l'entrée, qu'il soit réglé par le patient lui-même ou par un tiers qui se porte garant financier.
Cela explique l'importance que revêt l'assurance souscrite par les voyageurs, et l'engouement pour des produits d'assurance tels qu'Europe Assistance, Elvia ou Travel Assist-DAN.
Mais le cas des plongeurs est encore plus particulier car le traitement est souvent bien plus onéreux que pour un simple voyageur victime d'une fracture, d'une dysenterie ou d'une piqûre indésirable. Là, il s'agit d'évacuation rapide vers un centre médical particulier, d'un traitement hyperbare mise en place par un personnel très spécialisé et éventuellement d'un rapatriement par un moyen de transport adapté. Cela ne s'improvise pas, demande une habitude de ce genre de procédure et des accidents qui en découlent, et surtout nécessite des moyens considérables que les assurances de voyage classiques ne couvrent pas toujours complètement.
La solution : si l'on désire partir serein et profiter pleinement de vacances plongée, mieux vaut se préoccuper au préalable de la conduite à tenir en cas d'accident dans le pays que l'on visite. Certains pays ont des accords avec la France afin que les ressortissants français restent couverts par leur assurance sociale. Il suffit parfois pour cela de remplir un simple formulaire auprès de la Sécurité Sociale. D'autres pays n'ont aucun accord et les caissons sont publiques ou privés, et appliquent des tarifs libres. Dans tous les cas de figure, l'agence de voyage qui propose la croisière de rêve ou le séjour paradisiaque, est aussi à même de proposer l'assurance qui évite que tout ne tourne au cauchemar.
Vouloir gérer soi-même ce type de problème, c'est souvent se créer des tracas supplémentaires au moment où l'on en voudrait pas, et retarder la mise en place d'un traitement pour lequel chaque minute compte.
Une fausse économie en somme